Dimanche 28 novembre 2010
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« Plage de sable au sud de Mopelia »
Apres 24 heures de mer calme et de vent portant, Mopelia sort de l’horizon …. Il me
reste à franchir sa fameuse passe , car sa très faible largeur ( 20m ) et les tourbillons de
courant sortant qui bouillonnent à la sortie donne l’impression que l’on va aller se crasher sur le recif ... Heureusement , elle est franche et courte ( 200 m ) et le courant , par beau
temps , ne dépasse guère les 4 nœuds …Par contre , par mauvais temps et forte houle elle peut se révéler impraticable car le courant peut alors dépasser les 8 nœuds et provoquer la
naissance d’un mascaret dangereux…. Par précaution, avant de m’y engager , je vais faire un premier passage devant la passe pour voir…et je me décide
à m’y engager en logeant le récif sur le coté gauche de la passe ( en entrant ) jusqu'à la balise blanche qui marque la limite gauche du récif , en laissant bien à droite les tourbillons …. Une
fois franchi cette première balise, je change de coté et vais du cote droit jusqu’à la deuxième balise , située un peu plus à l’intérieur de la passe coté droit , puis rentre dans le lagon
en évitant les récifs du coté gauche…Merci à Marc et Jane du voilier « Ratafia » qui m’avaient bien expliqué à Raiatea , photos à l’appui , le franchissement de cette passe un peu
particulière….
Une fois franchie la passe , c’est la magie du lagon , ses eaux calmes et je décide d’attendre mon copain Gilles qui , à bord
de « Boreas » , arrive une petite heure derrière Ke’a ( nous avons navigué ensemble depuis
Raiatea ) . Gilles connait ce lagon et ses coins magiques comme sa poche puisque c’est la 17eme fois qu’il vient ici…et je compte bien profiter de ses coins secrets !
Mopelia est ideale par sa petite taille (
environ 4 milles de diamètre ) pour les voiliers de passage , ce qui permet en cas de rotation de la direction du vent de changer très vite de mouillage ( en une heure de navigation c’est chose
faite ) et d’y être toujours en sécurité sauf cas extrême de cyclone…
La vie grouille sur l’atoll : oiseaux de mer nichant sur les motus : nodi noir , paille en queue , fregates ,
fous et sternes…. …et dans l’eau , langoustes et poissons à volonté….
« Nodi noir perchés sur les arbustes au nord de l’atoll »
« nodi noir »
« oeuf et nid de nodi »
« fou »
« bébé fou »
« fregate »
Gilles est arrivé et nous naviguons de conserve jusqu’au mouillage sud , en prenant bien soin d’éviter les nombreuses bouées semi
immergées dangereuses pour l’hélice et les safrans des bateaux ( vestiges de la culture des huitres perlières , aujourd’hui abandonnée sur l’atoll ) . Nous mouillons sur un fond de 10m clairsemé
de quelques patates de corail .
« Boreas au mouillage devant chez Calami »
Il nous reste à aller à terre et rendre visite à la petite famille de Calami et Sophie qui vivent sur cet atoll toute l’année de la récolte du coprah, de la pêche et de quelques cochons élevés dans un parc , assurant ainsi leur nourriture en viande fraiche sur pied….Car ici , pas de
super marché !.....
« Chez Calami et Sophie »
Quelques jours plus tard , nos amis Jean et Sylvana du cata « Najelys » viennent nous rejoindre pour le restant du
sejour…ballades sur les motus , peche à la langouste sur le platier avec gilles comme parfait instructeur…poissons à volonté pres de la passe mais
gaffe aux requins gris…bref que du plaisir !
« en ballade en compagnie de Jean et Sylvana »
« Najelys sous les rayons de l’arc en
ciel »
Calami et Sophie nous ont accueilli avec beaucoup de generosité et de gentillesse…et
nous avons fréquemment, au cours de notre séjour, partagé les repas avec eux le soir , nous régalant de langoustes péchées la nuit sur le récif
et de poissons en quantité …, tué le cochon , dégusté le soir même avec délectation….
Merci à eux du fond du cœur pour cet accueil si chaleureux…
« Calami »
« Sophie »
« Tetuanui »
« Marie
Justine et les enfants »
« soiree grillades »
« Jean , Gilles et Sylvana attablés dans la bonne humeur chez Calami et Sophie »
C’est l’époque de l’année où les tortues marines viennent pondre sur l’atoll après avoir
parcouru une distance phénoménale car elles viennent de Nouvelle Caledonie ….( traçage par balises Argos )
Pendant notre séjour , une petite équipe de jeunes biologistes sont venus passer trois semaines pour effectuer des opérations de
comptage et de baguage car l’espèce est en voie d’extinction…Il faut savoir que la chair des tortues et tres prisée des Polynésiens et qu’elle se vend à prix d’or sur les marchés parallèles
de Tahiti.
J’ai appris de Sebastien , Eve et Karen , nos jeunes scientifiques présents sur l’atoll que les tortues ne peuvent se reproduire
qu’après 40 ans d’âge….ce qui ne leur laisse guère de chance d’échapper à la mort avant qu’elle n’aient eu le temps de se reproduire d’où la nécessité de les protéger des
braconniers ….
« mouillage sud , vue de la pointe sud du motu principal »
« les eaux cristallines du recif au vent »
« couchant au nord de l’atoll »
Apres presque trois semaines dans ce petit paradis , une météo favorable nous incite à lever l’ancre , cap à l’est pour
Raiatea….
« Raiatea en vue au petit matin….»